Le résumé du projet

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique du système nerveux central qui peut entraîner des limitations fonctionnelles et des situations de handicap. Ces limitations peuvent influencer l’accès aux soins et aux actions de prévention, notamment aux programmes de dépistage organisé des cancers. Dans ce contexte, une étude menée dans le cadre de la chaire INSPIRE de la Fondation EDMUS et de l’École des hautes études en santé publique examine le recours au dépistage du cancer du sein chez les femmes atteintes de SEP. L’étude analyse la participation à la mammographie dans cette population et la compare à celle observée dans la population générale. Elle s’appuie sur une approche combinant analyses quantitatives et qualitatives afin d’identifier les facteurs démographiques, socio-économiques et cliniques associés à la participation au dépistage. Les analyses prennent également en compte les obstacles rencontrés par les patientes dans la réalisation de l’examen. Cette recherche s’inscrit dans un programme visant à mieux comprendre les inégalités de santé liées à la SEP et leurs conséquences sur les parcours de soins et les actions de prévention.
Objectifs
L’étude examine le niveau de participation au dépistage du cancer du sein chez les femmes atteintes de sclérose en plaques et les facteurs susceptibles d’influencer ce recours. Les analyses comparent la fréquence de réalisation de la mammographie entre les femmes atteintes de SEP et celles de la population générale. L’objectif est d’identifier les mécanismes expliquant les différences observées afin de documenter les inégalités de prévention dans cette population.
Cible
Le projet concerne les femmes atteintes de sclérose en plaques suivies dans les centres participant aux recherches de la Fondation EDMUS et de l’Observatoire Français de la Sclérose En Plaques. Les analyses prennent en compte les caractéristiques démographiques et socio-économiques des participantes ainsi que les aspects cliniques liés à la maladie. Les professionnels de santé impliqués dans le suivi de ces patientes, notamment les neurologues, médecins généralistes et gynécologues, sont également concernés par les résultats de l’étude.
Résultats
Les résultats indiquent un recours moins fréquent à la mammographie chez les femmes atteintes de sclérose en plaques par rapport à la population générale, avec une participation au dépistage inférieure d’environ 10 % (au moins une mammographie sur la période : 70% versus 77%). Les analyses mettent en évidence plusieurs facteurs associés à cette différence, notamment des caractéristiques démographiques, socio-économiques et cliniques. Les obstacles identifiés concernent en particulier les difficultés de mobilité liées à la maladie, telles que l’utilisation d’une canne ou d’un fauteuil roulant, la fatigue lors des déplacements et l’adaptation parfois insuffisante de l’environnement pour la réalisation de l’examen. Des facteurs facilitant l’accès au dépistage ont également été identifiés.

La porteuse de projet
Professeure Emmanuelle LERAY, titulaire de la chaire INSPIRE Fondation EDMUS / EHESP
Consulter les projets soutenus

Dépendance
En cours
Intérêt de la télésurveillance dans le suivi des patients épileptiques après un changement de traitement anti-épileptique

Traumatologie
En cours
